mardi 6 novembre 2012

Rosalind Franklin, la Dark Lady de l'ADN de Brenda Maddox


Quatrième de couverture

Le nom de Rosalind Franklin est peu connu du grand public. Ses travaux sont pourtant à l'origine de l'une des découvertes les plus importantes du XXè siècle : la structure de l'ADN. Mais elle n'en a été créditée ni par ses pairs, à qui elle a fourni, à son insu, une étape décisive dans la révélation de la "double hélice", ni par le jury du prix Nobel qui a récompensé ces derniers en 1962.

Brenda Maddox retrace l'histoire de cette remarquable biologiste moléculaire britannique, en exposant l'injustice dont elle a été victime, mais aussi en soulignant la richesse de "sa vie complexe, féconde et active", bien que prématurément interrompue par son décès d'un cancer en 1958. Elle avait 37 ans. Cette biographie est un hommage, la réhabilitation d'une femme et d'une grande scientifique.

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures, mon impression peut se résumer à ceci : je n'ai pas aimé et ce, pour plusieurs raisons.

Lorsque  j'ai postulé pour lire ce livre lors de la dernière édition de Masse Critique, je pensais recevoir un ouvrage mettant en scène le personnage de Rosalind Franklin. Autrement dit, que sa vie serait racontée, qu'il y aurait des dialogues,... Du coup, je m'attendais à quelque chose d'intéressant, de vivant, de prenant, de révoltant ou que sais-je encore. Je suis loin, très loin, d'être amatrice de biographies mais dans ce cas, je pensais que j'apprécierais cette lecture que j'imaginais rédigée sur un ton féministe, dirons-nous. Vous vous en doutez... Ça n'a pas été le cas. Pas du tout.

Dès les premières pages, j'ai compris que je m'étais trompée. De profession, l'auteure est journaliste et je trouve que cela se ressent très fort dans sa façon d'écrire. Les faits sont rapportés de façon très carrée, sans réel travail de style. J'ai eu l'impression de lire un mémoire / travail de fin d'études / exposé. Bien sûr, puisqu'il s'agit d'une biographie, il n'était pas question de modifier la réalité mais je pense vraiment que l'auteure aurait pu aborder son bouquin différemment et le rendre plus attrayant. Par exemple, des phrases plus courtes n'auraient pas été de refus. Des explications supplémentaires sur les mots scientifiques auraient été utiles. Les informations auraient pu être un peu moins denses, moins condensées, ce qui aurait permis une lecture plus aisée et demandant beaucoup moins de concentration. Toutefois, il y a quand même un point positif : les extraits de correspondance de Rosalind sont appréciables car ils permettent de la remettre au rang d'être humain, de ressentir un peu de sympathie pour elle.

Par contre, je salue le travail de recherche qu'a effectué Brenda Maddox : le nombre de références reprises à la fin du livre est vraiment impressionnant et témoigne de son sérieux !

En bref, ce fut une lecture vraiment laborieuse et compliquée, j'avoue d'ailleurs avoir sauté plusieurs passages. Les recherches de Rosalind sont intéressantes, mais je suis sûre qu'elles le seraient encore plus si l'ouvrage était plus abordable (notamment pour les gens qui n'ont pas de formation scientifique, ce qui est mon cas) que ce soit au niveau de l'écriture ou au niveau du contenu. Honnêtement, je ne pense pas tenter de lire un autre ouvrage de cette auteure. Par contre, je compte bien m'intéresser aux éditions Des Femmes que je ne connaissais pas et qui ont l'air d'avoir un catalogue intéressant.

Malgré que je n'aie pas apprécié cette lecture, je remercie tout de même Babelio et les éditions Des Femmes pour m'avoir fait confiance et m'avoir donné l'opportunité de lire ce livre.


Editions Des Femmes - Antoinette Fouque
257 pages
20 €

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